Joseph Stevenson Barnetovsky dit : "Steve Barnet "

biographie :
Steve Barnet est né le 28 fevrier 1905 à Kiev en Ukraine, il eut une enfance heureuse, des parents enseignants.
Fasciné par l’histoire de la photographie, à l’age de seize ans, il entre par dérogation spéciale aux beaux-arts révolutionnaires de Moscou, et s’oriente trés rapidement vers l’image en mouvement.
En 1926, à la fin de ses études pour gagner sa vie il réalise des petits films artistiques (sorte de clip avant l’heure) ce qui lui permet de se faire remarquer par les dirigeants communistes. On lui propose alors de réaliser des documentaires sur l’émancipation du Bolchévisme, films qu’il projettera lui même de ville en ville à travers toute l’Ukraine.
Deux ans plus tard, à l’age de 23 ans il se retrouve en profonde situation conflictuelle avec les menbres du politburo, et songe à quitter la Russie parce qu’il veut faire je cite : “ Un cinéma de poèsie et de liberté ”.
En 1930, grâce à des financements privés, il réalise en 16 mm un moyen métrage sans titre mi-documentaire, mi-fiction sur la volonté de pouvoir inspiré par les écrits de Nietsche, le film sera confisqué lors d’une projection à Moscou.
Profondément blessé, Steve Barnet quitte son pays natal pour rejoindre les Etats Unis et laisse derrière lui sa fiançée Olga qu’il ne verra plus jamais, leur rupture se fera par courrier, elle n’a finalement jamais voulu le rejoindre.
Il s’installe donc à Hollywood mais bien loin de son rêve initial il se retrouve à n’être qu’un tacheron du Septième Art pour le compte de la Metro Goldwin Mayer : perchman, assistant caméraman, régisseur plateau,...
De 1935 à 1940, il devient chef opérateur de films de série b ou z dans lesquels il se fait une solide réputation dans sa maniére trés crue d’aborder les travellings et les panoramiques.
Durant la seconde guerre mondiale, il eut l’idée de réaliser un documentaire sur les femmes des soldats américains partis au front contre l’Allemagne et le Japon qui s’intitule : ” Les amours Bridés ”, ce film reçut un certain un succés d’ estime.
Après la guerre, Barnet commence la réalisation de son premier long métrage américain et continue à travailler en tant que technicien pour la MGM.
En 1953, comme chacun sait le Maccartisme fait rage , il est soupçonné injustement d’être un sympatisant communiste et ne peut achever ce premier long métrage qu’il souhaitait intituler : ” L’homme qui refusa son destin ”.
L’année suivante, dégoutté il quitte les States ainsi que sa femme Samantha, qui incarnait beaucoup de seconds rôles pour le compte de la Century fox.
S’en suit une " longue errance hallucinnée à travers toute l’Europe ” comme il l’explique dans son journal intime où il dépense ses économies dans les voyages et l’alcool.
A partir de 1958, il réalise des documentaires pour la recherche médicale dans différents pays européens mais déraciné Barnet va de dépréssion en dépréssion (il fait de l’hyperthymie expansive) et pour tenter de s’en sortir il va accepter de devenir cobaye pour la recherche Neuro-psychatrique, en Suisse.
Cela lui permet de retrouver un certain équilibre financier, mais rapidement il rentre dans des cycles cyclothymiques ( alternance d’euphorie et de dépression ) et continue malgré tout à réaliser des documentaires pour survivre.
C’est en 1960, à l’occasion du tournage de " La recherche d ' une femme simple " qu’il rencontre Nicole, c’est le coup de foudre. Il s’installe chez ellle, dans un petit village du nord de la France: Billy Bercleau.
Un an plus tard, il rejoint un petit courant cinématographique indépendant : ” Le cinéma expérimental de proximité ” pour lequel il sera l’une des figures majeures avec Gérard de baisieux, Michel Crespino, lucille douillez, etc...
Il ne cessera de tourner en 8, Super 8, parfois en 16 mm avec des moyens dérisoires jusqu’à la fin de sa vie, il meurt le 21 juin 1988.
Steve Barnet laissera derriére lui ne serait-ce que pour sa période “ cinéma expérimental de proximité ” environ 500 films qui peuvent aller d’une durée de 15 secondes pour le plus court à 4h50 minutes pour le plus long.
A la limite, il est conseillé de voir une partie de son oeuvre, bien entendu, plutôt que d' en parler...
Michel Crespino dans super 8 mag.
Notre petite fondation propose une rétrospective d'une partie de son oeuvre projeté sur son matériel super 8 !
Si vous voulez faire venir la Rétrospective Steve Barnet
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