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Pêcheur

 

En août 2005, j'ai passé un mois à la pêche à la ligne en Bresse bourguignone.
Cette année là, j'ai donc été pêcheur à 8,333... pour cent.

 

Imaginons une petite photo d'un silure glane d' 1m95 pêché dans la seille, le tout vidéoprojeté avec une pure impro décadente en plein milieu de mon concert, si je suis d' humeur favorable, ça peut tout déchirer !

 

Sur cette page, vous découvrirez d'autres occupations qui peuvent parfois m'être bien utiles.

 

  

 

Skater

 

J'ai commencé le skate à 16 ans. On était toute une bande sur Valenciennes.
On ne fait pas du skate comme on va au club de jokari, c'est une occupation qui a une spiritualité spécifique.


Je pense que faire du " street " (du skate dans la rue par opposition à la rampe) était une façon de s'amuser où on voulait, quand on voulait, sans organisation hiérarchique. On s'appropriait l'espace public et on se faisait virer de certains emplacements qu' on aimait bien, mais on y revenait et la persévérance porte parfois ses fruits, souvent des pêches!


A l'époque on mattait du skate-board sur VHS, y' avait quasiment rien pour nous !
On snobait les voitures tout en faisant des figures, s'en suivait un grand détour par la cave d'un copain pour répéter le rock'n roll le micro à la main.

 

J'ai décroché durant un temps et je me suis rendu compte que c'est un honnête moyen de locomotion urbain.
Quand je suis sur Lille, je m'en sert souvent pour aller d'un point à un autre, pour réaliser des travellings avec la caméra, c'est certes moins rapide qu' à bicyclette mais moins encombrant. Néanmoins avec mes roulements " bones" et mes roues à grand diamètre, je n' ai rien à envier aux vélos hollandais.

 

Le skate-board c'est comme le LSD, tant qu' il n'y pas de lois contre, le loyaliste laisse faire.

 

Ce monde qui participe du cloisonnement tente d'envoyer de plus en plus le skateur dans des " ghettos skate park " souvent trop cher. RÉSISTANCE !

 

 

 

 

 

 

 

 

Slammeur

 

Faire du slam dans un langage heavy-metal est le fait de se jeter de la scène sur le public, et il arrive qu'il y est personne pour réceptionner le hardos, la suite vous la connaissez...

 

Cela signifie aussi faire de la poésie, du texte, sans costumes, sans objet, juste un micro, quand y' en a.
Certains disent " spoken words ", d'autres "soirées poésie", bref prendre la parole pour qui veut devant un rassemblement de gens, les règles peuvent différer .
C'est un peu comme les pizzas, y' a plein de déclinaisons possibles, moi j'aime les quatre saisons.

 

J'ai fait un peu de slam sur Paris, sur Lille et ailleurs.
J'ai organisé quelques soirées slam, j'en ai présenté, il se peut que j'en refasse...

 

Voici un enregistrement d'un de mes textes avec une part d'impro lors de la finale individuel du Slam national au lieu unique à Nantes en 2004. J'ai failli être premier, néanmoins cela ne veut pas dire qu'il y avait les meilleurs slameurs de la nation sur ce coup là, les absents ont-ils toujours tort ?


Ecoutez : " Dire que la base de la poésie ce n'est pas qu'une feuille et un stylo reviens à dire qu' au royaume des chauves le shampooing ne sert à rien ! "

 

 

 

 

 

 

 

 

Squatteur

 

Fin du vingtième siècle après Jesus Christ, avec des potes de Lille nous avons squatté durant plus d'un an une grande maison à Toulouse vouée à la destruction parce qu'il avait un projet de boucle d'autoroute.


Assez rapidement, une procédure judiciaire pour occupation illicite nous tombe dessus.Eh oui, quand on fait pipi sans demander la permission, voilà ce qui arrive!
Sur ce coup là, le procès nous a donné raison, normal notre avocat s'appelait Eric Zapata !

 

La direction départementale de l'équipement a été obligé de nous fournir un autre logement, une espèce de ferme inondable au bord de la Garonne, baptisée le " ranch ". Je suis parti un peu avant ce relogement.

 

Ici vous voyez une photo où je suis dans le salon avec Atom, un chien sympathique que j'ai eu en pension durant 4 mois. On était en plein aménagement, on avait fait une décoration intérieur avec le bordel que la DDE avait laissé à l'extérieur.

 

Une fois, les flics municipal du quartier avaient visité, avec notre accord, notre repère nommé " la boucle ", ils nous avait dit de faire attention de ne pas se faire parasiter !

 

Une belle expérience et des situations délirantes, parce que si je raconte tout... Mais non, en vérité je ne suis plus squatteur, enfin on ne sait pas ce que l'avenir nous réserve.